Arts & Traditions Populaires de Marmande

Vendredi 15 juin, balade et cueillette de plantes et veillée autour des mots de la nature dans les parlers gascons du Val de Garonne.

Pour fêter les beaux jours, nous vous invitons à une ballade à la filhole et au jardin des sources pour regarder et éventuellement cueillir des plantes de chez nous. Départ à 17h depuis l'Ostau.

Portez votre piquenique, nous mangerons à l'extérieur si le temps le permet. Dans le cas contraire nous avons l'Ostau pour abri.

A 20h30, Gabriel Balloux auteur du livre "Les mots de la nature dans les parlers gascons du Val de Garonne" nous parlera de ses recherches linguistiques. Vous pourrez acquérir sur place son ouvrage.

Les mots gascons - ou gasco-guyennais - émaillent encore le parler du val de Garonne et des coteaux voisins, notamment quand il s'agit de nommer les éléments du paysage naturel et agricole. Mais c'est dans les noms de lieux que la présence du gascon est encore plus forte, qui chez nous ne connaît pas Lapujade, Nogaret, Coutures ou Omet ? En voici un lexique réalisé en deux parties : l'une divisée en grands thèmes (le ciel, le relief, l'eau, les plantes, les animaux, etc.), l'autre alphabétique. C'est à une mémoire retrouvée de la vallée de la Garonne que cette étude nous invite ! 

Lire la suite : Les mots de la nature

Dans le cadre de la quinzaine occitane Départementale : Trois jours avec l’écrivain, conteur Michel Chadeuil

Jeudi 26 avril au cinéma Le Plaza un film de Patrick Lavaud : « Michel Chadeuil, une pensée sauvage »

60 mn en occitan, sous-titré en français. Au gré des détours des chemins vicinaux de la pensée et de la mémoire, Michel Chadeuil nous fait partager sa « pensée sauvage », enracinée dans une sagesse paysanne ancienne et d’une grande modernité à l’heure des défis écologiques d’aujourd’hui.

Présentation en français : Michel Chadeuil, une pensée sauvage

Un film de Patrick Lavaud

2018, 60 minutes, en occitan, sous-titré en français

Images : Jean-François Hautin & Patrick Lavaud

Montage : Ernesto Tinuha

Né en 1947 dans les profondeurs de la campagne du Périgord, élevé dans une famille où se côtoyaient quatre générations, Michel Chadeuil a été toute sa vie un fin observateur de l’ancienne civilisation paysanne. Sa « pensée sauvage » se fait l’écho d’une vision du monde, aujourd’hui disparue, qui plongeait ses racines dans l’animisme, le fantastique et le chamanisme. En ces temps-là, les loups-garous peuplaient la nuit noire, les sorcières vivaient au fond des mares et les bêtes parlaient la langue des humains. À l’opposé de toute pensée cartésienne, l’homme ne se pensait pas alors comme le maître de la nature mais vivait en harmonie avec le monde qui l’entourait, les arbres, les bêtes, les pierres.

Loin d’un regard passéiste ou d’une quelconque nostalgie,  Michel Chadeuil conjugue au présent cette « pensée sauvage » qui irrigue en permanence son œuvre abondante et sa vie quotidienne. Auteur de très nombreux ouvrages, en occitan et en français, dans des domaines très variés - prose, poésie, conte, chanson, linguistique, ethnobotanique ou ethnographie – Michel Chadeuil vit en communion avec la nature en respectant le cycle de la lune et le rythme des saisons, en semant des variétés et des espèces végétales exclues du catalogue officiel, en participant à des échanges libres de semences paysannes, en cultivant les goûts anciens des fruits et des légumes ou encore en se faisant cueilleur au moment de la poussée des champignons ou de la floraison de l’acacia.

Au gré des détours des chemins vicinaux de la pensée et de la mémoire, Michel Chadeuil nous fait partager sa « pensée sauvage », enracinée dans une sagesse paysanne ancienne et d’une grande modernité à l’heure des défis écologiques d’aujourd’hui.

Micheu Chapduèlh, una pensada sauvatja est le cinquième film documentaire en occitan de Patric La Vau.

Presentacion en occitan : Micheu Chapduèlh, una pensada sauvatja

Un film de Patric La Vau

2018, 60 minutas, en occitan, sos-titolat en francés

Imatges : Joan-Francés Hautin & Patric La Vau

Montatge : Ernesto Tinuha

Nascut en 1947 au mai sarrat dau país perigòrd, nuirit dins una familha onte quatre generacions se cobdejavan, Micheu Chapduèlh es, dempei son temps de mainatge, un fin observaire de la vielha civilizacion paisana

Sa « pensada sauvatja » se fai lo resson d’una vision dau monde, uei dispareguda, que banhava sas raiç dins l’animisme, lo fantastic e lo chamanisme. Dins quilhs temps, los leberons trevavan la nuech negra, las « vielhas » vivián au fons de las servas e las bèstias parlavan la lenga daus òmes. A l’encontrari de tota pensada cartesiana, l’òme alaidonc se pensava pas coma lo mestre de la natura mas viviá en acordança emb lo monde que l’environava, los aubres, las bèstias, las peiras.

Luenh d’un biais de veire passadista o de quala nostalgia que siá, Micheu Chapduèlh conjuga au present questa « pensada sauvatja » que banha de contunh son òbra abondosa e sa vita jornadiera. Autor d’obratges nombrós, en occitan e en francés, dins daus domenis plan variats – pròsa, poesia, conte, chançon, linguistica, etnobotanica o enquera etnografia – Micheu Chapduèlh viu en comunion emb la natura en respectar lo cicle de la luna e lo ritme de las sasons, en semnar de las varietats e de las enjas vegetalas escartadas dau catalòg oficiau, en participar a daus eschamnhes liures de semens paisans, en cultivar las sabors ancianas de frucha e de legumatge o enquera en se far culhisseire per una frotjada de botareus o una espelida de flors d’acàcia.

A l’agrat  daus vironseus daus chamins vesinaus de la pensada e de la memòria, Micheu Chapduèlh nos fai entrar dins sa vision dau monde, enraijada dins una vielha saviesa paisana que se descrueba d’una granda modernitat a l’ora daus desfis ecologics de uei.

Micheu Chapduèlh, una pensada sauvatja es lo cinquau filme documentari en ocitan de Patric La Vau.

 

Vendredi 27 avril à l’Ostau Marmandés, 18h rencontre avec les lecteurs, 20h30 Soirée contée La fada multicarte  (entrée 3€)

Un còp era...

Au temps des contes. Mais nous sommes toujours au temps des contes. A condition de savoir repérer les créatures fantastiques qui nous entourent, les situations mythologiques dans lesquelles nous nous trouvons souvent tout au long de notre vie. Les rois, les fées, les dragons ont dû se mettre au goût du jour, leur statut a légèrement changé, ils sont maintenant promoteur, trader, représentante en accessoires ménagers, mais leur fonction sociale n’a guère varié. Ils entendent toujours nous métamorphoser, nous enchaîner, nous dominer par la peur. Parfois aussi nous faire découvrir une chaleur humaine, une poésie que l’on croyait perdues. Avec un grain d’absurde et de folie qui nous chatouille l’imaginaire.

Laissez-vous guider par la main ou mener par le bout du nez dans un univers des plus malicieux où l'humour et le fantastique se mêlent inextricablement. Dans cet univers, Joan de L'ors émigre au Far West, une verrue peut y changer le cours d'une vie, une conférence y faire tourner les gens en bourriques, un ethnologue y épouser une grenouille, le sorcier du pays - réduit au chômage - y devenir cantonnier et une fée peu frileuse vous faire don - en même temps que de son corps - d'un pouvoir bien encombrant. Ce ne sont là que quelques exemples. Et ils n’ont pas valeur contractuelle.

Quelques accessoires qui semblent arrivés là par hasard, une gestualité éloquente (vous savez bien que les grands maigres sont les meilleurs mimes !), une mise en scène efficace, une participation inopinée du public et la langue (l’occitan du Périgord-Limousin) ne pose plus aucun problème à personne.

On s’émeut, on s’émerveille, on est en colère, on s’étonne, on rêve... On rit beaucoup aussi, sauf le conteur qui n’a jamais appris !

Samedi 28 avril à l’Ostau Marmandés, stage formation sur le conte de 10h à 17h (participation 8€ sur inscription au 07.82.52.83.47)

 Qu'est-ce qu'un conte populaire ou traditionnel ? Les contes populaires sont universels. Comment les contes populaires sont-ils construits ? Comment les collecter, les mémoriser, les restituer, les actualiser. Sur inscription au 07.82.52.83.47 - Participation 8€ 

Lire la suite : Michel Chadeuil à Marmande

Robèrt lo rotièr. 

Chanson relatant vraissemblablement l’exécution d’un routier (bandit de grand chemin) à Marmande en 1442.

En 1442, Charles VII, roi de France, vint à Marmande. Il a déjà ravi aux Anglais les places de Tartas, Saint-Sever, Dax, La Réole…Dans cette période de troubles, des mercenaires de tout bord se comportaient comme bon leur semblait. Les Routiers ou bandes criminelles organisées, ajoutaient à la confusion, sous la conduite de leur chef et aventurier Rodrigo de Villandrando. Le chant de « Robèrt lo rotièr », pourrait se rapporter à l’exécution d’un de ses partisans. 

   Roubèrt lo rotièr                              Robert le routier

 

Roubèrt matin s’y lèou                      Robert matin se lève

Lo la loun larala                                 Lo la loun larala

A Marmanda s’en ba.                     A Marmande il s’en va.

 

Quand éstèt à Marmando                 Quand il fut à Marmande

     Uo danso ba trouba.                    Une danse il va trouver.

 

Uo danso dé gouyatos,                       Une danse de jeunes filles

       Toutos à marida                              Toutes à marier

 

Se digoùt la mès jouéno                   La plus jeune lui dit            

Roubèrt boulets dansa ?                   Robert, voules-vous danser ?

 

Roubèrt paouso soun mantou                 Robert pose son manteau,

En danso es ba bouta                       Et va se mettre dans la danse.

 

Lou rèy qu’èro en frinestro,                 Le roi qui était à la fenêtre,

     Lou régardo dansa.                           Le regarde danser

 

Qui es aquét géntilhomi,                 Quel est ce gentilhomme

Que taplan sab dansa ?                    Qui sait si bien danser ?

 

Souy pas nat géntilhomi,                    Je ne suis pas gentilhomme,

Roubèrt m’y hèy nouma                 Robert je me fais appeler

 

Pusqué Roubèrt t’y apèros,               Puisque Robert tu t’appelles,

     Té boli hâ pénjia                        Je veux te faire pendre.

 

Pérqu’ém pénjia, jou praoubé  Pourquoi me pendre, moi pauvre ?

   Nou m’at mériti pas.                     Je ne me le mérite pas.

 

Roubèrt pillèt très glèysos               Robert pilla trois églises,

   Lo la loun larala                              Lo la loun larala

Aoustant ‘a hèyt burla.                     Autant il en fit brûler.

 

Cette chanson est rapportée par Hubert Dutech dans son ouvrage « Langue et chansons en Pays de Gascogne » paru aux éditions CPE en avril 2011. Il a également fait paraître chez Catybou, un roman sur le terroir Pyrénéen : « Le temps des grues »

Calendrier

Juin 2018
L Ma Me J V S D
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 1

Bals et animations

22 Jui 2018
21:00 - 23:00
Bal rue Labat
03 Juil 2018
20:30 - 22:00
Chant à Cocumont "scène d'été"
06 Juil 2018
18:00 - 23:59
Festival "Saveurs des mots" à Meilhan
08 Juil 2018
11:00 - 17:00
Fête du pain à Bouglon

A venir

26 Jui 2018
18:30 - 20:00
Cours d'occitan